Le programme TEACCH

Le programme TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication Handicapped CHildren ou Traitement et Scolarisation des Enfants Autistes ou atteints de Troubles de la Communication similaires) est une approche développementale qui s’inspire également des théories cognitivo-comportementales. L’objectif principal consiste en une amélioration de la qualité de vie des personnes avec autisme au sein de l’environnement familial et scolaire et en une intégration de ces personnes dans la communauté sociale.

La prise en charge va ainsi s’articuler autour de 3 concepts clés :
Une approche développementale et généraliste : l’enfant est considéré dans sa globalité et tous les domaines de compétences nécessaires vont être développés (motricité, autonomie personnelle et sociale, communication, apprentissages scolaires, etc). Les objectifs sont choisis en fonction du niveau de l’enfant, de ses forces et de ses faiblesses et en fonction de son âge.
La collaboration des parents et des professionnels : la collaboration de la famille a un rôle essentiel dans la prise en charge. Il s’agit de mettre en place une réelle complémentarité dans laquelle chacun met en commun ses compétences. D’une part les professionnels aident les parents à mieux comprendre les comportements souvent déroutants de l’enfant et leur apprennent des techniques ou attitudes à adopter au quotidien. D’autre part, les parents sont considérés comme étant les personnes connaissant le mieux leur enfant et sont souvent consultés pour mettre en place les stratégies les plus adaptées.
L’importance de l’enseignement structuré : du fait que les personnes avec autisme ont des difficultés à se repérer dans le temps et dans l’espace et que cela peut générer des angoisses importantes, tout leur quotidien va être hautement structuré afin que les choses puissent être plus prévisibles.

LES DOMAINES DE TEACCH
Le PEP-R teste les capacités des enfants atteints d’autisme dans les domaines suivants. Il permet d’identifier la zone proxymale de développement (comportements émergents), afin d’établir un programme éducatif individualisé.
1. L’imitation : L’imitation est un élément fondamental de l’apprentissage. Il faut que l’enfant comprenne le principe de l’imitation. On travaille toutes les modalités : imitation vocale, motrice, etc…
2. La perception : On cherche à pallier le déficit de traitement des sensations, essentiellement en ce qui concerne la vue et l’ouie, qui sont les voies privilégiées pour les apprentissages de type scolaires.
3. La motricité générale : C’est souvent le domaine le plus performant chez les personnes atteintes d’autisme. On remarque des atteintes au niveau de la motricité générale due à l’absence de théorie de l’esprit (problèmes d’attitudes motrices).
4. La motricité fine : elle est essentielle pour pouvoir écrire, utiliser le PECS, etc… Elle concerne tout ce qui relève de la manipulation d’un objet avec une ou deux mains.
5. La coordination œil-main : consiste à regarder ce que l’on fait et à ainsi contrôler son mouvement.
6. Les performances cognitives : il s’agit de deux domaines distincts qui sont les compétences cognitives (sériation, tri, classement,…) et le langage réceptif (compréhension de la communication, des consignes simples,…). Les compétences cognitives sont extrêmement importantes pour la relation de la personne avec son environnement.
7. Compétences verbales : tout ce qui touche au langage expressif. Chez les personnes non-verbales, il s’agit des pictos, de la langue des signes simplifiée, etc…
8. L’autonomie : il s’agit des compétences nécessaires pour vivre de façon autonome dans un environnement naturel (alimentation, propreté, hygiène, habillement, déplacements,…). On fera acquérir à l’enfant des compétences en rapport avec son âge.
9. Les aptitudes de sociabilité : elles concernent les compétences qu’il faut avoir pour s’intégrer dans un groupe, les connaissances qu’il faut avoir pour se fondre dans un groupe, avoir des comportements socialement acceptables.
10. La gestion du comportement : on parle ici de comportements automutilatoires, agressifs, destructeurs, persévérants (stéréotypies) et déficitaires (inhibition, impulsivité,…). On distingue selon la fréquence et la sévérité du comportement, s’il ne nuit pas à l’apprentissage, sa gestion sera un objectif secondaire. Par contre, s’il nuit à l’apprentissage, sa gestion deviendra un objectif prioritaire.

En ce qui concerne la gestion du comportement, TEACCH travaille de façon très proche de l’analyse fonctionnelle et de l’analyse comportementale appliquée (ABA).
(sources: http://learnenjoy.com/methodes/methode-teacch-lapproche-developpementale/ http://www.egalited.org/Teacch.html