L’éduc à tort – Raphaël Tachdjian

Description

L’éduc a tort, 2013
50×65 cm, pierre noire et encre sur papier

Après des études secondaires scientifiques dont il retiendra le processus de recherche et la démarche expérimentale, Raphaël Tachdjian intègre l’école de Condé à Paris où il apprend le graphisme et approfondit sa pratique plastique.

Il obtient un BTS de communication visuelle en 2007 et prolonge ses études en Master mais réalise que le monde de l’entreprise ne correspond pas à ses attentes et décide de se consacrer au dessin.

Parallèlement à sa pratique quotidienne du dessin, il exerce la fonction de moniteur d’atelier communication visuelle aux « Chapiteaux Turbulents ! », établissement de Soutien d’Aide aux Travail pour autistes et psychotiques.

Le dessin reprend les « lignes d’erres » de Fernand Deligny, éducateur français, philosophe…
Les lignes d’erre ou d’errance sont un ensemble de cartes qui relèvent les déplacements des enfants autistes qui leurs sont alors confiés. Sans en connaître au préalable la destination, ni la fonction, Deligny soulignera ultérieurement non pas l’utilité mais la nécessité de ces «tracer» là.

Ce que révèle ce procédé n’est pas le dessous des cartes, le fixe, d’ailleurs perdu dans bien des cas par la superposition des calques mais, au travers des lignes d’erre, une présence autre.
C’est précisément la relation entre les éléments qui porte le sens, non pas les éléments en eux-mêmes.

«[…]au lieu de l’être par un mot, c’est par un blanc entre les mots qu’il [le sens] passe dans le langage » Merleau-Ponty.